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Le baptême de la mer

Tu n'habiteras, ô toi la mer, que le coeur de la fleur

Et tu quitteras l'aurore, seuil du rêve comme l'enfant confus

Et même si je te disais aujourd'hui: marche dans mon sillon

Là-bas, l'ogre me menace

Les vagues sur mon corps s'allument de senteurs

Et mon sang te défie.

Porte donc dans le sol de mon coeur une flamme d'eau

Et viens doucement à la plongée,

Peut-être rencontreras-tu ton être et pleureras-tu, peut-être!!

Pour ton départ dans les yeux nostalgiques

Des filles des coquillages

Sinbad le marin m’a en vain fait ses adieux.

Il est parti à la rencontre du soleil,

Tel un oiseau,

A celle d'un café noir qui soulage les maux.

Et même si Rome n'avait pas brûlé mon âme devant les yeux de Niron,

Ou un rire qui nous restitue une nuit où, avec fracas, Shahriar, se joue des vierges,

Dérobons ensemble pour vous, oiseaux, la pluie passionnée d'un chant,

J'aurai en les yeux de la fleur mon foyer

J’y révélerai, au hibou, mon repentir

A l’aube, car je suis la Mer nouvelle,

Le fou des roses,

Maître de toutes les violettes.

Je suis Sinbad, et l'orgueil des mers brisait les bateaux

Mes chevaux m'éjectèrent de leur trône,

Dois-je, pour protéger mes petits, me réfugier dans la fuite

Quitter une terre que l'eau abandonnera à regret

Comme mon coeur,

Non! Je ne laisserai pas la fleur mourir car l'eau est l'ami de mon sang!

De fleurs sauvages, je suis une mer

Le chant gitan m'emplit,

Que renaisse ma fille de son tombeau

Et... qu'elle marche aux noces du général!

 

Par: Noureddine Mhakkak
Traduit de l’arabe: Hadda Qader


 

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